Chapitre 1

Chapitre 1
-Angeline!!!

Un grand cri s'éleva dans toute la maison.Assise sur un banc dans le jardin, une jeune fille leva son regard vers la grande batisse qui se tenait devant elle.Elle poussa un soupir, marqua la page de son livre puis le posa calmement sur le banc.

Elle parcourut les quelques mètres qui la séparait du château et pénétra dans un grand salon richement décoré,couchée sur un sofa, une femme se tenait là,c'était une femme brune au teint vert,elle était grande et filiforme, il n'y avait aucune beauté en elle. Elle déviseagat Angeline

-Qu'y a t-il mère ? Questionna la jeune fille.

La femme se redressa légérement de façon à voir le visage de sa fille.Son regard se fit dur

-Regardez vous,vous ne ressemblez à rien, vous êtes une future duchesse et vous vous comportez comme une paysanne, vous devriez avoir honte de vous. Vous avez 15 ans et vous n'avez pas la moindre grâce, pas la moindre culture.

Le ton était glacial

La jeune fille soupira, combien de fois avait-elle eux cette conversation avec cette mère qui ne lui apportais aucune attention ?

-J'ai donc décidé, face à ce manque de manières de vous envoyer dans un couvent de bonne réputation qui j'espère vous fera murir et devenir enfin la femme que vous devriez être.
Vous partirez demain, ma fille, et de grâce récupérez votre honneur.

Angeline sursauta au mot couvent, elle n'étais pas pieuse et se moquait souvent de la foi de sa mère, et elle riait de toutes ses inepties.Dans ces moments là sa mère la toisait froidement eu lui répliquait qu'elle au moin aurait sa place au paradis.

D'un geste de la main, sa mère la congédia, la discussion était close.

La jeune fille sortit du salon, les lèvres pincées, elle fulminait.

-Comment ose t-elle! Je ne serai pas enfermée dans un quelconque couvent!C'est hors de question!
La jeune fille faisait les cent pas dans le jardin, elle qui rêvait d'aventures, d'action comme elle en vivait dans ses romans, elle se retrouverait enfermée dans un couvent, entourée de bonne soeur à réciter des prières matin, midi et soir , non décidemment elle ne le supporterait pas.

Elle se voyait déjà piégée dans une chambre noire avec comme seul compagnon son livre de chevet: la Bible
-Ca ne se passera pas comme cela, père je vous en donne ma parôle!

La dernière héritière des Amarius, une noble famille française, l'avait décidée, la jeune Angeline était une enfant têtue et bornée comme l'était son père, elle possédait une vive intelligence et adorait les livres, elle ne portait aucune attention à Dieu, son père autrefois lui avait dit que seul les idiots avaient foi en une personne supérieure et que si l'on désirait une chose, il valait mieu faire des pieds et des mains pour l'obtenir plutôt que se mettre à genoux et prier pour qu'une autre personne le fasse à votre place.
Il ajoutait quelquefois que le service n'était pas garanti et cela l'avait toujours fais beaucoup rire.

Elle avait tout de lui, on aurait dit que son père l'avais fait seul et que sa mère n'avait été qu'une mère porteuse, elle avait ses cheveux chatains virant au blond lors des longues journées d'été, ses yeux chocolat, étincelant lorsqu'elle s'émerveillait devant tel ou tel objet.

Le duc aimait beaucoup sa fille, il lui avait fourni une très belle dot mais il répérait souvent:

-Surtout pour toi,ne donne jamais rien à un homme aussi charmant soit-il ! Garde cet argent pour toi !
C'est sur ces conseils qu'elle s'endormait bercée par la plume qui grattait le parchemin, couchée sur un sofa à côté d'un bon feu.

Mais un jour un drame arriva, la mort avait prit le duc avec sa grande faucheuse.Un accident de chasse, quoi de plus banal c'est ce que la cour pensat, une mort tragique certe mais banale, on reprochait au duc son manque d'originalité,certain se moquait,d'autre riait mais une seule pleurait, une fillette de 12 ans pleurait ce père partir trop tôt sans lui apprendre les rudiments de la vie, son fonctionnement.

Cela faisait 3 ans que l'incident s'était produit, sa mère et elle étaient recluses dans un chateau en campagne, sa mère aussi avait souffert, à sa manière.

Emergeant de ses souvenirs, la jeune fille s'aperçut qu'une larme avait coulée, elle la chassa rageusement, elle s'était promis de ne plus pleurer pour le passé.

# Posté le mardi 19 août 2008 06:41

Modifié le lundi 12 janvier 2009 12:47

Chapitre 2

Chapitre 2


Angeline se reposait,profitant des dernières heures qui lui restait à passer dans la maison de son enfance,elle repensa à toutes ses année ou elle avait arpentée les jardin à la recherche d'un quelconque trésor, à toutes ces heures ou elle était restée dans le grenier en s'habillant en grande dame et en déambulant dans tous le chateau.

Tous lui semblait si loin à présent comme si son ancienne vie s'arrétait avec son départ pour le couvent, une autre page tournée.
C'est à ce moment là que sa mère rentra dans sa chambre.

-Jeune fille, dans une heure environ un fiacre viendra vous réceptionner, vous resterez jusqu'à l'âge de vos 18 ans dans ce couvent, vous serez accompagnée par Aliénor qui sera votre femme de chambre.

Angeline haussa un sourcil stupéfait.

-Une femme de chambre?

-Elle veillera sur vous et me rapportera le moindre écart de votre part.

Angeline fulminait mais ne dit rien après tout cela ne servait à rien, sa mère ne reviendrait jamais sur sa décision.

-Bien mère maugréa t-elle

La femme se tourna vers l'embrasure de la porte.

-Allons donc approche... petite sotte !

Une fillette entra à son tour dans la chambre, elle ne devait pas avoir plus de 12 ans, le visage rond et couverts de tâche de rousseur, l'enfant lui inspira tout de suite de la sympathie.

Angeline lui fit un sourire franc auxquel la filette répondit par un sourire timide. Elle avait sans doute eu peur de se retrouver avec une adolescente mesquine et hautaine comme l'était la femme qui l'avait trainé ici, alors lorsquelle vit cette jeune fille lui adréssée un si beau sourire elle ne put être que soulagée.

A travers ce simple geste, Angeline se dit que finalement elles allaient bien s'amuser toutes les deux, couvent ou pas.
La mère surprit ce regard et coupa court à la discussionn silencieuse qui se déroulait sous ses yeux.

-Ma fille, mettez votre plus belle robe et faîtes moi honneur, Aliénor vous lui serrez soigneusement son corset, suis-je assez claire?

La jeune fille baissa la tête

-Oui Madame, ce sera fait de manière irréprochable.

Satisfaite la mère quitta la pièce, laissant sa fille et sa bonne

La porte claqua,soulagée Angeline soupira:

-Je ne sais pas toi mais je préfère quand elle n'est pas la.

La jeune Aliénor se tortillais de gène.Elle asquiesca légérement. Angeline se rapprochat et se pencha vers la jeune fille pour lui murmurer:
-Tu sais je crois qu'on va rester longtemps ensemble alors mieux vaut que nous soyons amies tu ne crois pas ?

Le même asquiescement géné répondit à Angeline.Amusée par tant de gène elle éclata de rire.

-Et bien suis-je aussi intimidente que cela ?

-Exuser mon silence Madame...

-Ah non!

Aliénor se raidit.

-Madame c ma mère, moi c'est Angeline est-ce bien clair Mademoiselle?

Le ton étais sec et contrastait avec la lueur amusée qui avait pris place dans les yeux d'Angeline, pour parfaire le rôle de grande mégère elle avait placé ses poings sur ses hanches et pincés ses lèvres au maximum.
Cependant Aliénor ne semblait pas avoir vu cette mise en scène, elle avait les yeux baissés vers le parquet et tremblait de tous ses membres

-Bi...Bien Madame enfin Mademoiselle Angeline.

Angeline se rapprocha et souleva le menton de la jeune fille, ces yeux d'un bleu intense étaient brouillées de larme, une vrai tempête se passait dans ces yeux là, angeline voyait distinctement le ballet des vagues se combattant les une aux autres dans un spectacle d'une rare intensité.
Sortant de son trouble elle ajouta

-A vrai dire c'est seulement Angeline c'est clair ?

Les deux jeunes filles se sourirent.

Angeline se dirigea vers la penderie et en sortit une magnifique robe crinoline aux tons violines.





# Posté le mercredi 20 août 2008 15:39

Modifié le lundi 12 janvier 2009 13:05

Chapitre 3

Chapitre 3


Les deux jeunes filles se hissèrent dans le fiacre.Angeline arborait fièrement une longue robe crinoline aux tons violine.

Ces longs cheveux retombaient en cascade sur ses épaules lui donnant l'élégance d'une chatelaine.

Autour de son cou elle portait les armoiries de sa famille gravées sur un médaillon.

C'était son père qui lui avait offert avant sa mort, chaque héritier Amarius reçevait un médaillon ou était gravée les armoiries de sa famille et sa date de naissance.

Ainsi même perdue au fin fond de la campagne, les personnes qui s'adresseront à elle sauront qui elle est mais aussi le rang qu'elle occupe.

Bien sur, aujoud'hui sa famille n'avait plus la même renommée qu'antan, depuis la mort du duc. Sa mère avait adorée la Cour, ses fêtes, son luxe et ses disproportions.Elle s'habillait richement dans l'espoir d'être remarquée par le Roi.

Mais lorsque le Duc était mort elle avait du revenir dans leur fief, dans la campagne ou sa mère se languissait.

Ô bien entendu, leur chateau de campagne était richement décoré et le luxe était omniprésent mais même avec de l'argent, comment supporter la honte qui la suivait lorsquelle parcourait les longs couloirs de Versaille.Tous ces visages poudrées qui la regardait passé en pouffant.

Toutes ses amies de la Cour l'avait laissé tombé en désuétude sans faire un seul geste, sans prononcé une seule parôle quiaurait pus la sortir du gouffre dans lesquel elle s'enfonçait.

Un jour lors d'une colère son mari lui avait dit:

-Vos amies le sont aujourd'hui mais demain lorsque vous serez dans le besoin chacune vous tournera le dos.

Sa mère avait niée farouchement, aujourd'hui sa mère était une femme maigre,dépressive, passant sa vie à ressasser le passé en écrivant encore à des amies qui ne donnaient aucune réponse.

Elle avait encore l'espoir qu'un jour elle reçoive une lettre lui demandant de revenir à la cour alors elle se parerait de sa plus belle robe, mettrait des somptueux bijoux et regagnerait l'estime de tous.

Cela n'était qu'un espoir mais elle y croyait de toutes ses maigres forces,Angeline,elle savait que malgré tous ses efforts sa mère resterai seule dans ce manoiren pleine campagne.

Angeline poussa un soupir en regardant une dernière fois la maison de son enfance,elle n'avait pas été élevée à la Cour mais ici aux creux de ces vallées, à la sources des rivières.

Sa mère ne l'avait pas accompagnée,c'est donc privée de soutien maternelle qu'elle monta.

Elle n'était pas écroulée par cette absence, elle savait qu'elle avait toujours représentée une gêne pour sa mère,un fardeau honteux qui ne serait jamais à la hauteur de ses éspérances.

Angeline espérait qe la boule cindée dans sa gorge s'en irait bientôt.

# Posté le vendredi 22 août 2008 07:40

Chapitre 4

Chapitre 4
3 ans plus Tard

Angeline ouvrit les volets de sa fenêtre.

Durant ces 3 ans la jeune femme avait développée des formes généreuses dissimulées sous d'hideux vêtements de religieuses.

Les rayons du soleil réchauffèrent ses mains gelées mais l'air vif qui pénétra dans la pièce lui fit rosirent ses joues.

Elle inspira une goulée d'air régénérante, elle adorait ces moments de quiétudes ou nul ne pouvait la déranger et ou elle pouvait observer à loisir le soleil se lever sans craindre aucune railleries des soeurs.

Du haut de ses 18 ans,Angeline était une jeune femme sure d'elle, à l'imagination débordante et au caractère sympathique bien qu'elle parraissat froide à quiconque la voyait pour la première fois et à qui elle n'accordait aucune confiance.

Ces qualités lui avait souvent causées bien des soucis, elle sourit en se remémorant toutes les sottises qu'elle avait pus faire au soeur, quelle frayeur elle avait pus leur causer.

Un jour elle avait disparue une semaine entière sans que personne n'ait était mise au courant, pendant 7 jours ell
e avait traversée les bois cotoyant les animaux sauvages, elle était revenue changée de cet expérience mais elle n'oublierait jamais la semaine qu'elle passa au cachot pour avoir causé tant de dérangements.

Aliénor s'approcha, coupant court à toutes les réflexions d'Angeline, Aliénor prit dans ses doigts les long cheveux d'Angeline et avec une infinie patience elle commença à lui brosser les cheveux.

-Il nous faut nous dépêcher Angeline sinon nous serons en retard, toi au déjeuner et moi au cuisine.

Angeline poussa un soupir auxquel Aliénor répliqué par une boutade

-Je le sais bien mais je n'ai aucune envie de descendre.

-J'entend cela tous les matins mais malheureusement pour toi, tu as déjà été malade 3 fois ce mois-ci.

-Et alors... tous le monde peut être malade.

-Le mois a commencé depuis seulement 14 jours répliqua Aliénor scandalisée

-En ce cas je n'ai guère le choix.

# Posté le samedi 25 octobre 2008 13:09

Chapitre 5:

Chapitre 5:
Angeline avait à peine toucher à son assiette,elle s'ennuyait.

De part et d'autre de la table se trouvait des jeunes filles noble venues parfaire leur éducation mais aussi des femmes mures envoyées ici par leur famille car trop dépensière ou coupable d'adultère, elles venaient alors laver leurs péchés et priés pour le salut de leur âme.

Le couvent était souvent pour ce genre de femme une prison d'ou elle ne reviendrait pas.

Une fourchette tomba et le bruit aigue fit sursauter Angeline.

Au même moment ou la jeune fille coupable allait se faire sermonner, la mère supérieure pénétra dans la salle et s'installa au centre de la pièce pour être entendue de toutes:


Mes bien chères soeurs

Je viens vous annoncer la venue

du Chevalier de St Clair dans notre

humble couvent.Il restera a nos côté

pendant toutes la durée de cette semaine

J'ose espérer que l'accueil que vous lui ferez

sera des plus agréable.

La mère supérieur s'éclipsa laissant apparaître un homme âgé d'une vingtaine d'année.

Il était vétu d'une tenue des plus élégante qui avait dû lui couter une fortune.

Le haut de corps était en soie bleu et le bout de ses manches étaient cousues en dentelle.

Il portait une culotte bleu marine,un magnifique chapeau accordait parfaitement avec son ensemble.

Les 2 plumes également bleu ajoutait à sa superbe.

Pendant une fraction de seconde qui n'échappa pas à Angeline l'homme balaya la pièce d'un regard méprisant avant de plaquer sur son visage un charmant sourire dont les jeunes filles à côté d'elle se plaisait à croire qu'il leur était adréssé.

Angeline fronça les sourcils comme elle le faisait souvent quand elle trouvait suspect toute individu et

assurément cet homme là était venu pour quelque chose de bien précis et elle pariait que ce n'était pas pour

l'esprit de ces camarades.

Les deux jeunes filles a côté d'elle, gloussait maintenant à gorge déployée.

Comment peut-on être aussi sotte pensa Angeline en haussant les yeux au plafond

Ecoeurée par tant de bétise, Angeline se retirat de la table et fuya cette pièce,loin de cet homme à qui elle

n'accordait aucune confiance.

Tranquillement elle se dirigea vers la salle ou soeur Lorentine ne tarderai pas à lui donner son quotidien cour de Latin.

Elle ne savait pas en quittant le réfectoire qu'une paire de yeux marrons espionnaient ses moindres mouvements.

# Posté le mardi 17 février 2009 12:46